Les Arpents d'art

D'une seule pièce

Exposition

Telle est le nom que nous avons donné à notre prochaine exposition. Il n’est pas question d’imiter la tapisserie de Bayeux ou de l’apocalypse d’Angers.

Mais ces dernières ont sans doute beaucoup de choses à nous conter. Dans notre enfance, nous avons tous regardé et lu des bandes dessinées qui racontaient une histoire. Plus près, nous avons les murs porteurs de peintures des artistes de la rue ou des friches. Bien avant notre ère, les peintures et dessins des grottes préhistoriques racontaient aussi des histoires.

Du côté de l’art brut on ne saurait ignorer une partie du travail de Darger qui va aussi peindre des bandes après avoir créé et écrit un monde imaginaire.
Quand il s’est agit d’imaginer l’exposition du printemps que nous faisons
chaque année, nous avons tout de suite pensé à un support que nous avions évoqué il y a deux ans: un rouleau de papier qu’on colle sur les murs et les plafonds avant de peindre, pour obturer, dissimuler par exemple, les petites fissures et obtenir une surface sans fissure.
Est-ce cette question que nous voulions aborder au cours de cette exposition ?

C’est bien probable. La vie sans fissure n’est guère envisageable !

Mais une autre question en découle. Cette seule pièce comme porteuse de plusieurs œuvres de différentes personnes n’a-t-elle pas un rapport avec la tentative de déplacer la fissure sur le support lui-même , qu’il dissimulerait en même temps qu’il la montrerait ?
Une troisième question serait alors celle de la différence, différence entre les œuvres, différence entre celles et ceux qui les ont produites, et pourquoi pas poser la question de la différence comme se substituant à la fissure voire à la faille.

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Chacun a fait ce qu’il voulait sans règle. Nous savions dès le départ qu’il était illusoire de croire que ces peintures pourraient faire une seule œuvre du fait d’être portées par le même support.